Première après-midi de travail pour les jeunes venant du centre de formation des apprentis de l’industrie
Beaucoup d’animation cette après-midi dans les locaux d’aérocarpiquet où les apprentis du CFAI de Caen venaient en nombre (ils étaient 60) découvrir le vieil avion sur lequel ils vont travailler dans les semaines à venir. Une dizaine de jeunes encadrés par trois professeurs ont déjà entamé la réalisation de rustines « à l’américaine » qui avaient été préalablement découpées les jours précédent dans des plaques d’aluminium.
Sur un impact de balle (et il y en a plusieurs dizaines sur le fuselage), il faut tout d’abord retirer une pastille circulaire faisant exactement le même diamètre que la rustine ; puis la rustine est rivetée sur une plaque carrée, laquelle est plaquée par l’intérieur de telle sorte que la rustine occupe parfaitement l’emplacement circulaire précédemment réalisé. Ensuite il faut percer et riveter à nouveau la plaque carrée au fuselage. En procédant ainsi, la rustine ne provoque ni surépaisseur, ni dépression et une fois peint le fuselage est parfaitement lisse, seuls les rivets étant apparents. Dès cette première après-midi, une dizaine de rustines ont été posées tandis que d’autres apprentis démontaient les ailerons et que d’autres préparaient l’emplacement destiné à réinstaller les antennes Rebbeca.
Tous ces jeunes montraient un réel enthousiasme dans leur travail et leur souci de s’approcher au mieux des réparations d’origine de 1944. Un vrai bonheur que de les voir s’activer ainsi autour du vieil avion qui après deux décennies d’abandon ne doit pas en revenir des soins qui lui sont prodigués. Quant aux jeunes du C.F.A.I. que dire si ce n’est qu’eux aussi sont maintenant entrés de plain-pied dans la légende du SNAFU.
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