Samedi 12 Janvier : premier chantier de bénévoles
Tout d’abord il est un peu injuste de dire que c’est le premier chantier car depuis l’arrivée de l’avion, Erik, Jean-Pierre, Michel, Jean et bien d’autres se retrouvent deux après-midi par semaine pour travailler sur l’avion. C’est ainsi que nous retrouvons ce samedi matin un fuselage totalement déshabillé, hublots, vitres latérales et pare-brise retirés, portes enlevées, cellule nettoyée. Autour des six membres présents du Team SNAFU, une bonne quinzaine de bénévoles se sont inscrits pour prendre part à cette journée de travail bénévole.
Il s’agit pour l’essentiel d’enduire de dégraissant puis de passer au karcher le plan central et toutes les multiples pièces de carrosserie qui ont été démontées mais également de décoincer les roues ankylosées par 15 ans d’immobilité et de retirer les vieux pneus pour préparer la nouvelle monte. Chacun se met au travail, des groupes de deux ou trois se forment et discutent dans la bonne humeur. A 10h30 arrivée d’une équipe de FR3 qui prend de nombreux plans pour le journal du soir. Tous les donateurs ayant été invités par courrier à venir découvrir l’avion en « avant-première », on assistera tout au long de la journée à de nombreuses allées et venues, toutes dûment enregistrées dans le livre des entrées et sorties comme cela se doit sur une zone aéroportuaire. A 13h, pause déjeuner organisée par l’association de la Batterie de Merville, salade piémontaise, rosbif, fromage et grillé aux pommes… et c’est reparti. Patrick au Karcher fait merveille même s’il est mouillé comme une soupe, Christophe gratte les ailes comme un forcené, Erik refuse de s’en laisser raconter par une roue récalcitrante, Jacques en aura bientôt fini des différents éléments du plancher métallique, au fil des heures on mesure les progrès.
A 16h30 le froid commence à tomber et le jour baisse. Il est temps de ranger les outils et de nettoyer le hangar que Claude met gracieusement à notre disposition. A 17 heures, on se sépare, certains reviendront dans la semaine, d’autres le samedi 26. Au nombre où nous étions c’est bien un cumul de 150 heures de travail qui ont été réalisées. A déduire des 2.500 heures prévues au total pour la restauration de l’appareil et décompte rassurant quand dans le même temps on surveille du coin de l’œil le compte à rebours du site du SNAFU Special.