09 Février 2008 : troisième chantier de bénévole
Quelques difficultés d’ordre règlementaire ont quelque peu compliqué et ralenti cette journée de travail. Suite à deux articles sur le Dakota parus dans Ouest-France le vendredi 8, la Direction Générale de l’Aviation Civile apprenant qu’en plus des bénévoles, des visiteurs venaient découvrir l’avion, nous a rappelé de façon un peu abrupte que cela était totalement interdit au regard de l’application conjuguée des règles de sécurité aéroportuaire et du plan vigipirate. Menacés d’une amende de 7.500€ en cas d’infraction, nous avons renoncé à notre journée portes ouvertes sur le Dakota et avons dû refuser l’entrée à la centaine de visiteurs qui se sont présentés en dépit d’un nouvel article dans Ouest-France samedi et de messages sur Radio-France.
De plus, bien que tous les bénévoles soient parfaitement connus, identifiés et nominativement enregistrés sur le livre prévu à cet effet, il a fallu amener 40 barrières métalliques pour établir une séparation physique entre notre secteur et les pistes. Tout ceci a pris du temps et ce n’est qu’à 11h40 que la trentaine de bénévoles qui rongeaient leur frein ont pu se mettre à l’ouvrage.
Une bonne moitié d’entre eux s’est attelé au décapage du fuselage, ponçage fin pour le plus grand nombre, application de dissolvant peinture pour ceux qui se chargeait des cocardes et autres pin-up. Un travail de fourmi (le fuselage ressemblant au corps de la reine entourée de dizaines d’ouvrières) qui s’est avéré payant puisque la cellule est quasi prête à recevoir son traitement anti corrosion et sa couche d’apprêt.
Dans le même temps d’autres bénévoles appliquaient le même traitement aux capots moteurs et autres pièces de carrosserie qui bénéficiaient de surcroît d’un rinçage vapeur à haute pression.
Nous avions tout juste assez de tables et chaises pour que chacun puisse se restaurer rapidement d’une bonne blanquette de veau (l’intendance est toujours importante pour le moral des troupes) puis découvrir (et déguster) le Dakota en chocolat qu’avait confectionné Marc. Après le café chacun reprenait son ouvrage sous un soleil radieux et dans la bonne humeur.
Les pièces tordues du train d’atterrissage qui avaient été réparées ont pu être remontées.
Dans l’après-midi trois policiers sont venus faire un contrôle et faire le point avec Claude et Olivier sur les règles de sécurité. Ils ont pu constater qu’elles étaient parfaitement appliquées au point que les personnes chargées de surveiller l’entrée tenaient absolument à les voir décliner leur identité sur le registre.
A partir de 17 heures, il a fallu faire place nette et remballer outils et matériels en se fixant d’ores et déjà des objectifs pour le prochain chantier.
Les pneus devraient arriver très prochainement ce qui permettra de mettre le plan central à l’horizontale et de réassembler les deux parties qui avaient été scindées pour le transport.
Olivier et Pierre ont rendez-vous le vendredi 15 février au musée du Bourget pour voir les pièces détachées en stock et sans doute signer une convention de partenariat. Les apprentis du C.F.A.I. reprennent le travail sur l’avion dès lundi avec de très nombreuses rustines à poser pour terminer le fuselage.
L’aventure continue.
Le prochain chantier de bénévoles aura lieu le samedi 23 février.