Seconde journée de travail.
Les opérations visant à désolidariser les ailes extrêmes sont presque terminées. Tous les boulons sont l’aile ont été retirés et sur le dessus n’ont été maintenus qu’un boulon sur trois soit environ 60 boulons. Ils ne seront retirés qu’au moment du levage par le grue. Par mesure de précaution, Patrick D. fabrique de part et d’autre un étaiement de soutien d’aile.
Dans le fuselage, Jean-Pierre 1 et Jean ont commencé à démonter les aménagements qui avait permis de transformer l’avion en bar. L’isolant, une mousse dense, dégage une importante poussière qui fait tousser. Peu à peu l’intérieur du fuselage apparaît conforme à ce qu’il était en 1944. L’aluminium est en excellent état.
Par endroit les références constructeurs apparaissent encore sur la tôle. Une fois ce nettoyage terminé, il faut s’attaquer au plancher en retirant tout d’abord les plaques de contreplaqué qui ont été installées avant de dévisser les plaques métalliques d’origine. L’une d’elle vers le fond de l’appareil semble insoulevable. Après examen il s’avère que des feuilles de plomb y ont été fixées sans doute pour assurer le lestage de l’avion au sol.
En début d’après midi nous recevons la visite d’Eric Guénau, adjoint de l’attaché de Défense de l’Ambassade de France. Il vient s’assurer que tout va bien et que nous n’avons aucun problème. Tant de sollicitude de la mère patrie nous touche.
Plus tard dans l’après midi les préparatifs pour l’opération de levage du lendemain sont engagés. L’avion s’est, au fil des années, enfoncé dans le sol au delà du moyeu. Les membres de l’équipe craignent que cela ne perturbe le levage ou pire, ne brise le fuselage. Aussi se relaient-ils pour creuser la terre gelée autour des roues afin de les dégager au maximum. Dans le même souci, les 50 centimètres de neige sur le fuselage ont été retirés. Les premières pièces démontées, karman, cône de queue, ailerons sont stockés dans le hangar auprès duquel le SNAFU Special devrait être convoyé demain.
Olivier a profité de cette première journée d’activité normale sur la base pour prendre les contacts avec plusieurs interlocuteurs : Erol le transporteur ainsi qu’avec l’ambassade de France pour obtenir une date de signature du fameux Memorandum Of Understanding. Erol viendra demain au moment du levage pour voir l’avion qu’il aura à transporter.
Olivier Paz